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SAHOS et grossesse : un trouble encore trop peu repéré

  • ipascontact
  • 28 avr.
  • 1 min de lecture

Le syndrome d’apnées-hypopnées obstructives du sommeil (SAHOS) pendant la grossesse

suscite un intérêt croissant. Encore insuffisamment dépisté chez les femmes, il pourrait

pourtant être associé à plusieurs complications maternelles importantes, notamment

l’hypertension gravidique, la pré-éclampsie et le diabète gestationnel.


Pendant la grossesse, les modifications physiologiques peuvent favoriser l’apparition ou

l’aggravation d’un SAHOS : congestion nasale, réduction du volume pulmonaire, œdème des voies aériennes supérieures ou encore prise de volume au niveau cervical. Ces signes

peuvent toutefois passer inaperçus, car certains symptômes comme la fatigue, les réveils

nocturnes ou la somnolence sont aussi fréquents dans une grossesse normale.

Les femmes les plus à risque sont celles présentant un IMC élevé, une hypertension, un

diabète ou des ronflements fréquents, en particulier s’ils apparaissent ou s’aggravent au

cours de la grossesse. Chez ces patientes, un dépistage ciblé est recommandé.

Les données récentes montrent que le SAHOS gravidique est associé à un risque accru de

complications obstétricales, surtout sur le plan maternel. Les conséquences fœtales

semblent plus modérées, mais un risque plus élevé de prématurité et de retard de

croissance intra-utérin a été observé.

La pression positive continue (PPC) apparaît comme un traitement sûr et prometteur, avec

des bénéfices possibles sur la tension artérielle et certaines issues de grossesse. Son

efficacité reste toutefois limitée par une observance encore insuffisante.


À retenir : le SAHOS pendant la grossesse reste sous-diagnostiqué, alors qu’il représente un

véritable enjeu de santé périnatale. Un repérage plus précoce des femmes à risque et un

suivi adapté, y compris après l’accouchement, sont essentiels. Source : https://eveiletsommeil.fr/grossesse-et-sahos/

 
 
 

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